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A propos

Voici le récit de mon parcours de freelance SEO, métier passionnant que j’exerce depuis avril 2015. De développeur à consultant en référencement naturel, la curiosité et la soif d’apprendre m’ont conduit à faire de l’optimisation des sites ma profession. Comment en suis-je arrivé là ? Laissez-moi vous raconter mon histoire…

Comme une envie de construction

Construction LegoPetit, je naviguais parmi les doux rêves innocents de devenir pompier, policier ou médecin. Pour ma part, on m’a raconté se souvenir d’une envie de maçonnerie exprimée à demi-mot…

Quand j’y repense voilà qui était plutôt cocasse. En effet, quelques années plus tard, mon parcours d’étude puis ma vie professionnelle ne se trouvent finalement pas si éloignés que ça.

Après un cursus primaire et un lycée qui n’ont fait qu’éveiller mon esprit (tout n’est clairement pas rose côté enseignement, mais loin de moi l’idée de tout jeter), j’avais mon bac scientifique en poche. Et là, un premier dilemme s’est posé à moi : allais-je continuer à me laisser porter par le vent, au gré de mes facilités du moment ? Ou allais-je enfin choisir une orientation qui me corresponde VRAIMENT ? Une voie qui me porterait vers un métier dans lequel je saurais RÉELLEMENT m’épanouir ?

Programmer c’est bâtir

DIV Games StudioJe ne vous cache pas que la perspective d’études longues me fatiguait à l’avance. Je me sentais déjà suffisamment déconnecté de la réalité par un enseignement très (trop) théorique pour ne pas y sombrer davantage. J’optais donc pour des études courtes : l’IUT serait mon premier choix spontané. Le domaine ? L’informatique, que je découvrais déjà depuis mes premières années lycée en apprenant le langage C++ sur mon temps libre.

A vrai dire, ce n’est pas tout à fait exact. Maintenant que ça me revient : à l’époque, j’avais commencé par tenter de déconstruire des jeux en MS-DOS réalisés avec Div Games Studio, un langage de programmation ressemblant au Pascal et au C (voilà qui ne nous rajeunit pas). J’essayais même de comprendre comment fonctionnait des frameworks comme Ogre 3D ou la technologie OpenGL… Je me souviens notamment m’être arraché les cheveux sur les compositions de structures matricielles pour représenter et animer des éléments en trois dimensions. Un peu ambitieux pour un jeune de 16 ans… mais tellement captivant !

A côté du développement logiciel, j’apprenais les rudiments du web : ouvrir une session Windows 98, partir d’un bloc-notes vide, écrire quelques lignes de code HTML pour former des pages, y ajouter des liens entre-elles pour construire un site, injecter un peu de PHP pour dynamiser le tout… Quelle découverte excitante ! Certes mon tout premier « site » était visuellement catastrophique : des couleurs flashy à tout va, des gifs animés en veux-tu en voilà (passons sur les écritures WordArt qui faisaient fureur à l’époque… sic) mais quel pied de découvrir ce potentiel créatif infini ! Si c’était à refaire, je le referais mille fois. Avec mes connaissances incomplètes de gamin curieux, je venais de trouver là une satisfaction sans équivalent. Et si un métier correspondait à tout ça ?

Après les études : l’appel du terrain

Cours à la FACAu moment du choix post-bac, étudier le développement informatique m’est donc apparu être une voie naturelle, compte-tenu de mes affinités pour la bidouille programmation.

Une fois le diplôme DUT en poche, j’eus l’opportunité de rejoindre une école d’ingénieur. A la sortir de l’IUT, les places valaient pourtant cher (le cursus normal étant le cycle préparatoire) mais je n’avais pas changé d’avis : au diable les études longues, il me fallait du CONCRET.

Un peu juste néanmoins pour attaquer directement le monde du travail (et toujours hésitant sur le métier que je souhaitais faire), j’optais pour une année supplémentaire en licence informatique qui rentrait dans le cadre du Bac+3 LMD et ne me fermait pas la porte à un éventuel Master. J’étais alors trop plongé dans la réalité des problématiques rencontrées sur des projets perso de sites web que l’abstraction de mes cours eut raison de moi. Il était temps que je poursuive ma route en dehors du système éducatif pour désormais apprendre par moi-même, via l’expérience du terrain. Tchao études insouciantes, bonjour le marché l’emploi !

Mes premiers pas dans le monde professionnel du développement informatique

La Tour EiffelFondu de jeux vidéo (pas uniquement en tant que joueur), à dire vrai j’étais tiraillé entre l’idée de faire du développement logiciel ou du game design. J’aimais créer, pas obligatoirement coder. Certes l’idée de produire des lignes de code me plaisait, mais imaginer un univers nouveau avec ses propres mécaniques, puis en rédiger les spécifications et en suivre l’avancement côté projet m’intéressait tout autant. Je vous le donne en mille : après le rêve, la cruelle désillusion. Ayant échoué au concours de l’ENJMIN (l’école du jeu vidéo à Angoulême), j’ai commencé à bombarder de candidatures quelques studios de jeux vidéo un peu partout en France.

Et le vent finit par tourner : un studio à taille humaine me recevait quelques semaines plus tard en banlieue parisienne. Après un entretien concluant, ma promesse d’embauche en poche, je m’installais en région parisienne pour découvrir une toute nouvelle facette de ma vie. Moi qui avais passé jusque-là toutes mes jeunes années entre Périgueux et Bordeaux, voilà qui s’annonçait comme un sacré challenge ! Développeur de jeux vidéo, j’étais développeur de jeux vidéo !

Malheureusement, l’expérience ne fut pas à la hauteur de mes attentes : au besoin initial, mal calibré, d’un développeur junior motivé se substitua vite le souhait réel d’embaucher un développeur senior, expérimenté et autonome. Une histoire de plus où chef de projet et recruteur ne s’étaient pas compris. J’en fis les frais et me retrouvais quasiment du jour au lendemain au chômage.

Quand repartir de zéro permet de se redécouvrir

Omar et Fred - SAV des émissionsSeul, à 21 ans, découvrant Paris, ayant quitté mon confort provincial pour un appel du destin qui s’avéra finalement n’être qu’un leurre, je n’avais plus rien. Revenir en province ? Pourquoi pas, mais pour quoi faire ? Reprendre des études ? Celles dont j’avais souhaité me détacher de tout mon être ? Impossible.

Il ne me restait plus alors qu’à m’accrocher et tenter ma chance dans un domaine proche de mes connaissances. Il fallait que je m’en sorte. Avec à peine un mois de loyer d’avance, je devais avant tout trouver un boulot alimentaire pour survivre, le temps de décrocher un poste plus pérenne.

Avec un peu de chance, je décrochai un emploi d’assistant de production dans une célèbre radio parisienne. J’étais alors soulagé et finalement pas si mal loti : je passais mes journées derrière un PC à modérer des contenus web (blog, photos, vidéos), répondant aux mails des clients, cohabitant dans un open space avec des développeurs et rédacteurs web.

Même si le travail était mal payé, je trouvais l’expérience bonne à prendre et préférable à un job de caissier au supermarché ou de coéquipier dans un Fast Food. Néanmoins, au bout d’un an, j’avais fait le tour du poste et découvert une routine qui commençait à m’ennuyer. Ni une ni deux, je fis mes valises pour partir à la conquête de nouveaux horizons.

De la production multimédia au pilotage de projet

Entrée dans le cockpit : pilotageJ’eus alors l’opportunité d’entrer, toujours comme assistant de production, dans une entreprise familiale (nous étions moins d’une vingtaine de salariés), qui produisait et publiait des contenus (jeux, logos, sonneries, bruitages) pour le web, le mobile et le print. J’appris alors à piloter la production et fut rapidement promu coordinateur.

Cette expérience me mit au centre d’un processus de création/publication de contenus et fut extrêmement enrichissante. Je suivais des plannings que j’établissais moi-même, en tenant compte des contraintes de production imposées par la direction et nos clients (opérateurs mobiles et éditeurs de jeux). Je réalisais des briefs pour les graphistes et musiciens, participais à la gestion des bases de données et à la mise en ligne des produits, supervisais les tests mobiles.

Passionné par l’étendue de ce nouveau périmètre, j’en débordais souvent en prenant plaisir à mettre la main à la pâte (montages et découpages graphiques, enregistrement des bruitages, rédaction d’accroches pour les applications mobiles, tests de jeux…)

Après 3 années passées dans l’entreprise, je commençais à empiéter sérieusement sur le périmètre du directeur de production, aspirant à plus de responsabilités. Faute d’avoir réussi à trouver un accord avec mon employeur, je quittai alors l’entreprise avec ce que je considérais être une première expérience solide. Ma plus longue à ce jour.

Construire le web et consolider mes acquis techniques

Langage web intégrationEn pleine croissance, une start-up fit alors appel à moi : elle recherchait un intégrateur web pour des projets développés en interne. N’ayant jamais délaissé ma casquette de développeur au cours de mes précédentes expériences, l’idée de prendre un virage en redescendant à un niveau plus technique dans le web me séduisit. J’avais envie de me frotter à nouveau à des contraintes de code, mises de côté dans ma vie pro depuis l’échec de ma toute première expérience. Cet appel au défi me plut. Et voilà que je repartais dans une nouvelle aventure !

L’organigramme de la société était on ne peut plus épuré : directement en dessous du président, 1 responsable des ressources humaines, 1 graphiste, 3 à 4 développeur front et 1 intégrateur (moi). Notre lieu de travail : un appartement de 40m² dans le 16ème arrondissement de Paris. Cuisine commune, jeu en réseau pendant les pauses… Une ambiance excellente mais pas pour le moins studieuse. La société vendait une activité hybride, à mi-chemin entre la SSII et l’agence. Les salariés tournaient entre le siège et les locaux des clients. J’étais parfois envoyé en mission pour renforcer une équipe travaillant en flux tendu pour boucler un projet dans les temps, ou au contraire pour participer à des projets innovants de plus long cours. J’appris énormément sur les CMS : Joomla, Drupal, WordPress, faisaient parti des plus récurrents, mais aussi sur des frameworks PHP comme Symfony à partir duquel nous développions des plates-formes sociales internes (sur les thématiques du voyage et de l’emploi).

L’expérience dura quelques années avant de se solder par un cuisant revers. Une mauvaise gestion de trésorerie et quelques erreurs de pilotage conduisirent mon employeur à faire banqueroute. Sonné par la violence de l’évidence et l’incapacité soudaine à ne plus pouvoir payer ses salariés, mon employeur était perdu. Je pris alors les choses en main pour organiser un licenciement économique des ressources en bonne et due forme. Triste de devoir quitter une si belle aventure ainsi, j’en étais persuadé : ce ne serait que pour mieux rebondir !

Le référencement naturel comme une évidence

Analytics SEOMes connaissances sur le CSS, le javascript, le PHP et les CMS s’étant affinées, cet énième changement de cap nécessitait une réévaluation de mon projet professionnel. Éviter l’ennui était devenu ma principale perspective de carrière.

Nous étions alors en 2013, je venais tout juste d’avoir 27 ans. Toujours influencé par mes projets perso, je m’étais initié au référencement naturel en parcourant les nombreux articles disponibles sur le net. J’avais même suivi quelques formations à mes frais sur des plates-formes en ligne. Dispensées par Birnou Sebarte et Olivier Andrieu celles dont je me souviens encore aujourd’hui m’ont permis de démarrer l’optimisation de mes sites avec de bonnes bases techniques. Plus tard, des livres comme Techniques de référencement Google (Gilles Grégoire) ou plus récemment Ce que Google veut (Benjamin Thiers, Julien Ringard) sont venus enrichir mes connaissances sur le sujet.

Découvert presque par hasard, le SEO était vite devenu une passion. En outre, cela correspondait à un véritable besoin dans le monde de l’entreprise et c’est donc tout naturellement que je décidais d’en faire mon nouveau métier. Depuis 2013 donc, j’ai affiné mon savoir-faire en la matière. Confrontant mes connaissances techniques à la structure et aux contraintes des entreprises que j’ai eu l’opportunité d’accompagner. En avril 2015, je deviens officiellement consultant indépendant. Parmi les projets les plus importants auxquels j’ai participé, je retiendrais notamment le conseil auprès de Bouygues Télécom (dont sa filiale B&You), la société le Foodist et Outiz, 11ème enseigne du groupe Saint-Gobain, pour laquelle j’ai été le responsable du référencement naturel jusqu’au mois de mars 2017.

Être freelance SEO c’est explorer le web avec passion et rester curieux

Inspecteur Gadget du WebVoilà, vous en savez désormais un peu plus sur qui je suis, ce qui m’a construit au fil des années et mon parcours que certains qualifieraient d’atypique. J’ai donc appris le référencement par la voie technique quand d’autres sont tombés dans le SEO à la sortie d’une école de marketing ou de commerce. Preuve en est qu’il n’existe pas aujourd’hui un profil « standard » de référenceur. D’ailleurs à titre personnel, je trouve que c’est une excellente chose car cela permet à chacun de choisir le consultant qui sera le plus en phase avec son projet et sa personnalité.

Je vous le dit en totale transparence : la passion, renforcée par un côté débrouillard, et combiné à une insatiable curiosité ont jusqu’à présent façonné mon existence. Et je n’ai pas envie de stopper la mécanique. C’est précisément cette alliance qui m’a conduit à exercer le métier de consultant SEO en freelance. Je ne serais donc jamais de ceux qui se contentent de vous répéter des conseils préparés à l’avance, appris uniquement dans les livres, sans chercher à évaluer et creuser par soi-même les sujets, partager des retours d’expériences, démêler le vrai du faux, tester, implémenter des solutions techniques, apprendre, tester encore et encore…

A propos Alexandre Poulet 9 mars 2017